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La pratique du zazen

Ce texte de Shohaku Okumura présente le zazen comme un retour à l’essentiel. Une pratique où l'on dépose toutes nos étiquettes — sociales, culturelles, religieuses ou personnelles, pour faire l’expérience directe de ce que nous sommes, dans une expérience commune à tous les êtres humains.

« Nous portons des vêtements de métiers tels que médecin, avocate, mécanicien, prêtre, élève, enseignante. Mais quand nous sommes assis face au mur et abandonnons la pensée, la comparaison à autrui inclue, nous enlevons toutes ces tenues. En zazen je ne suis pas prêtre bouddhiste japonais, je ne suis ni japonais ni américain. En zazen nous ne sommes ni riches ni pauvres, ni bouddhistes ni chrétiens. Les termes « japonais,» « américain, » « chrétien, » « bouddhiste, » « homme, » et « femme » sont pertinents uniquement lorsque nous nous comparons aux autres. Quand je me compare aux américains je suis japonais, mais avant que je sache qu'il existe des personnes qui ne sont pas japonaises, je ne savais pas que j'étais japonais. Lorsque nous sommes simplement assis en zazen face au mur, nous ne sommes ni des êtres vivants illusionnés ni des bouddhas éveillés, nous ne sommes ni vivants ni morts, mais simplement tels que nous sommes. C'est tout. En zazen nous retirons tous nos vêtements et devenons le soi nu. »



 
 
 

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